pourquoi google + n’est pas mort

logo de google plusAprès un pic d’inscriptions impressionnant, de nombreux commentateurs ont vu que Google+ marquait le pas en terme de trafic, et de développement. De son côté FB faisait le plein de fonctionnalité (timeline, ticker), et se mettait à la hauteur de Google + pour la confidentialité.
Mais le réseau de Google continue sa tranquille existence. Je faisais moi-même partie des attentistes qui se demandaient ce qu’on allait bien pouvoir faire de ce nouveau réseau social. D’autant que mes relations sur Google plus sont exclusivement des relations professionnelles technophiles que je retrouve facilement ailleurs.
Mais ce qu’il y a d’intéressant dans Google, c’est qu’il structure déjà l’information sur le web, là où Facebook tente de créer un méta-réseau (en gros un réseau parallèle dans lequel vous accédez à l’information du web à travers le prisme social). Google joue la carte inverse : le contenu social, c’est du contenu web.
Je cherchais récemment des informations sur la maturité de l’HTML5 et sa compatibilité avec les différents navigateurs. En tapant « html5 comptability », je suis directement tombé sur le profil social d’un certain Fabrice Picq (il faut dire que je m’étais un peu planté, j’avais fait un recherche en anglais sur la version « langue française » de Google – Merci beaucoup Fabrice, l’article est très intéressant). Il relayait dans de ces posts une info d’un site techno. On peut bien sûr se demander comment Google pourra choisir le contenu de certains réseaux sociaux en toute impartialité … Mais de la même manière qu’ils avaient donné leur chance aux tweets (brièvement indexés en tête de certaines recherches), on peut se douter qu’ils peuvent donner leur chance aux statuts Google +.
La place des « Google plus one » (quand on plussoie sur le réseau ou sur le résultat des recherches, comme on « like » des pages web) prolonge également les fondations d’une nouvelle forme de marqueurs du web. Et si les liens ne sont pas pris en compte dans le référencement par les moteurs de recherche (les liens des réseaux sociaux sont marqués « noindex », a contrario des liens sur les sites), ils sont tout de même l’occasion d’un partage auprès de ses amis qui accroissent la popularité du lien distribué.
Enfin, la convergence des micros-formats introduit des évolutions intéressantes dans la recherche sur Internet. Si bien que les informations deviennent sémantiquement encadrées, et permettent ainsi leur exploitation optimale. Par exemple, vous commencez à trouver les fiches produits, les séances de ciné, les coordonnées d’un organisme, classées en fonction de votre contexte de recherche que vous avez défini, ce qui diminue les risque de confusion (quand vous tapez « mezzanine », on vous demandera s’il s’agit du lit mezzanine, du disque, ou du financement). Par conséquent, on peut s’attendre à voir les personnes classées selon le schéma en cours de design par les moteurs de recherche. Imaginez qu’on schématise les relations entre deux personnes selon ce modèle, et c’est désormais le social qui rentre de plain pied dans le référencement…

P.S. on parie que Fabrice Picq va lire cet article ? Merci à lui pour cette expérience.

Update 03.07.2011 : comme lu dans ce très bon article de Presse Citron, Google News intègre désormais les profils Google + des rédacteurs.

Laissez un commentaire

You must be logged in to post a comment.